mardi 11 octobre 2016

Le minimalisme & moi

http://www.laboiteverte.fr/des-images-minimalistes-immaculees/
Source: La boîte verte
Ce sujet, ça fait longtemps que je veux vous en parler. Car c'est la grande mode et que forcément, j'ai quelque chose à dire là dessus. Sur ce courant qui veut être à l'encontre de la surconsommation. Et mon soucis c'est bien la surconsommation: Elle n'est pas dans ma culture familiale. C'est donc un concept avec lequel j'ai eu beaucoup de mal. Jusqu'à finir par m'y plonger avec légèreté et engouement dans le domaine de la beauté et de la mode par exemple.

Parce que mes parents n’achetaient jamais quelque chose si ce n'était pas utile. Ils n'ont jamais été dans la surconsommation, mais juste dans le nécessaire. Et oui, on peut avoir une enfance heureuse juste en vivant avec le nécessaire. 



                        Modèle et enfance

Bon je dis ça mais on, avait quand même la radio et la télévision hein! Même si contrairement à tous mes potes de l'époque, les repas du midi et du soir ne se sont jamais fait devant le JT de TF1. Lors des repas, la seule chose qui était allumée c'était la radio.

Ma mère était très féminine dans la façon d'être et de se mouvoir. En revanche, elle était d'un autre temps j'ai envie de dire. Et j'ai grandi avec ça comme modèle de normalité: Elle ne soignait jamais sa peau. Dans la salle de bain ne se retrouvait aucune crème de jour ou de nuit, ni soin particulier. Il n'y avait que son déodorant 100% végétal de chez Yves Rocher (Elle a gardé le même depuis ses 18 ans jusqu'à ce que Yves Rocher en cesse la production vers 1997), un mascara et un crayon noir. Ah oui, du coup, il y avait un démaquillant biphasé et donc quelque cotons. (Même si elle zappée très souvent cette étape.)

 
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Source: La boîte verte


Un rasoir? Non! Grand dieu non! Ma mère ne s'est jamais rasée les aisselles. (Les jambes à la crème dépilatoire quand elle devait aller chez le gynéco ou se mettre en jupe (Second point ultra rare) ) Oui donc tu comprends bien que pour moi la polémique du poil d'aisselle, j'ai vraiment énormément de mal à m'y faire.

Un gel douche? Kesako?! Nous n'avons connu que le savon solide puisqu'il n'était pas utile de dépenser autant d'eau pour se laver: C'était au lavabo. Bon, quand j'ai pris mes premières douches vers 17 ans mais c'était juste du bonheur! Car je me sentais quand même vachement plus propre! (Bref, c'est psychologique)

La voiture? Oui mes parents en avaient une. Mais ils ne s'en servaient quasiment jamais. Mon père allait travailler en vélo toute l'année (Oui, quelque soit le temps) et nous, nous allions à l'école à pieds (Oui, truc de fou je sais #ironie) La voiture c'était pour aller se balader et faire les grandes courses. Même pour aller chez ma grand-mère, on en avait pour une bonne heure à pieds.. le nombre de fois qu'on l'a fait!
  

Ma surconsommation

Donc voilà pour le portrait de mon enfance et donc de mon modèle de société. (Résumé bien sur) 

Alors certes au fur et à mesure des années j'ai commencé à entrer délicatement dans la surconsommation. Il ne faut pas se leurrer, même si avec mes parents, j'ai plus appris à être heureuse sans cette surconsommation, je ne vis pas non plus dans une bulle et si sa propre réflexion s'endort alors les démons de la société dans laquelle on vit s'insinuent peu à peu dans nos vies sans même qu'on ne s'en rende compte.

Ma première surconsommation a été pour la nourriture. Je pense que tout jeune qui quitte ses parents à le même réflexe: Acheter tout ce que ses parents ne voulaient pas acheter. Ma mère aussi quand elle a quitté ses parents: Elle avait un petit studio au dessus de Monoprix et... chez mes grands parents il n'y avait jamais de conserve. Résultat des courses, elle a surconsommé de la conserve durant plusieurs mois. Et moi j'ai fais la même.

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Source: La boîte verte


Plus tard, c'est au rayon mode que j'ai surconsommé. Alors que gamine je tournais avec une paire de chaussures, très rapidement j'ai commencé à en acheter plusieurs. Tout en gardant en tête que ce n'était pas utile. Et cette réflexion est partie, j'ai continué avec les accessoires, les fringues, les bijoux et puis j'ai ouvert un blog beauté.

Voilà.

Remise en question

Comme quoi, même quand on sait, qu'on connait ce que c'est que de vivre dans l'essentiel, on l'oublie vite. Et très rapidement on se laisse couler dans les couloirs obscurs de la société qu'on a de cesse de critiquer, tout en jouant son jeu.

Et mine de rien, quand j'ai commencer à lire des choses sur le minimalisme sur le net (Les 10 PAN par ex.) je me suis moquée. En me disant que putain qu'est-ce que vous êtes connes d'être obligées de mettre en place des plans comme ça alors que c'est si simple de vivre avec l'essentiel! Oui car je suis madame je sais tout, mieux que tout le monde t'as vu. Jusqu'à ce que je rentre dans ma salle de bain pour constater et... et j'ai constaté que j'étais devenu une vraie connasse. Mais la pire de toute. Vraiment. (Parce quand on juge alors qu'on est pas mieux, c'est à mes yeux le summum de la connassattitude.)

Donc c'est ainsi que dans ma tête s'est opérée une petite révolution basée sur une remise en question qui est arrivée comme une énorme baffe dans ma face.  Comment ai-je pu en arriver là?

Action!

C'est donc dans le secteur de la beauté que j'ai commencé: Qu'est-ce que je jette? Qu'est-ce que je donne? Étant blogueuse, j'ai lancé plusieurs jeux concours eà l'époque.

Une fois le tri fait, j'ai repensé à ma consommation en essayant à ce qu'elle devienne la plus minimaliste possible. Oui ok, je pourrais me passer de makeup mais ses moments là sont bien trop agréables pour que je puisse m'en passer.

En revanche, j'ai abandonné l'idée des cotons à usage unique et me suis acheté des cotons lavable (Les Tendances d'Emma)
J'ai cessé d'acheter des produits pour me nettoyer le visage: Un même savon solide pour mon visage, le corps et mes pinceaux et largement suffisant.
Je n'achète quasiment plus de gommage: Ma brosse SOS pureté fait largement l'affaire.
Ce qu'il me reste à faire? Revenir au nettoyage au lavabo. 

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Source: La boîte verte


Niveau vestimentaire, ça a été beaucoup plus simple que je me l'imaginais: Les fringues non mises depuis 2 ans bim dans un sac pour don. Et maintenant je le fais deux fois par an: Au moment du ménage de printemps et celui d'automne quand les fringues des différentes saisons se croisent dans ma garde robe.

Pour tout le reste, c'est assez facile aussi: Si un objet ne comporte ni utilité ni charge émotionnelle, il dégage.
Fonctionnalité et émotion doivent être les deux mots d'ordre pour un intérieur plus harmonieux.

Et quand je vois comment mon frère vit dans sa nouvelle petite maison, il suit vraiment le même chemin. Celui du minimalisme et ce, avec le même plaisir que le mien... on a grandit dans la même configuration et famille alors forcément...

Bon dans mon intérieur, ce qui est compliqué c'est les affaires de monsieur. Oui pas facile puisque la charge émotionnelle pour moi est inexistante. Mais bon. Il faut savoir faire des concessions quand on vit à deux, n'est-ce pas?

Ce ménage de l'intérieur est vraiment le plus compliqué à faire. Et le plus long également. C'est bien simple, chaque semaine je trie un tiroir et bim, je me débarrasse encore de certaine chose. Alors que ça fait plus de deux ans que j'ai commencé ce ménage!!

Concernant ce que j'achète, bien évidemment je n'achète que ce dont j'ai réellement besoin. Je continue cependant à me faire plaisir au rayon chaussures et vêtements mais en n'achetant que dans le non excès. Si je flashe sur une chemise alors que j'en ai 15 et sur un jeans alors qu'il ne m'en reste plus qu'un: Je vais prendre le jeans et non la chemise. (Sauf énorme coup de cœur)
En revanche, va falloir que je commence à me bouger les miches pour aller acheter mes fringues dans les frouffes. Comme je le faisais avant d'ailleurs. 


Donc voilà un bref aperçu de ma vision du minimalisme, mes remises en questions et mes actions mais ce n'est qu'un début. Il me reste encore un long chemin à parcourir mais chaque jours où je trie, je me sens heureuse et tellement plus légère!


Et vous, vous avez commencé cette démarche? Comment vivez-vous avec la surconsommation?


6 commentaires:

  1. Je crois qu'il y a un juste milieu entre minimalisme (qui est n'est qu'une case de plus où se ranger !) et la surconsommation !
    Comme toi, après avoir vécu longtemps avec le minimum (à 20 ans j'avais rien, pas de fric, pas de fringues, pas de make up !) quand j'ai pu, j'ai eu envie de tout et j'ai surconsommé de tout. Maintenant je fais bien plus attention à mes achats, que ce soit en quantité ou en qualité et en éthique. Pour autant, je ne considère pas que ça soit un chemin vers le minimalisme. Juste une consommation réfléchie.

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    1. LOL
      Alors pour le coup, moi qui déteste les cases où on se range, pour moi le minimalisme est un mode de vie plus qu'une case parmi tant d'autre dans laquelle on entre sans vraiment la comprendre.

      Dans le stade d'évolution que j'ai atteins à ce jour et que donc je présente ici, je te l'accorde, je suis en phase de consommation réfléchie.

      Sauf que si je parle de minimalisme, c'est parce que c'est le modèle vers lequel je veux tendre. Une consommation non pas réfléchie mais minimum.

      Je souhaite arriver d'ici 10 ans au stade de ma meilleure amie qui sait vivre dans un camion aménagé. Sans outillage électronique: Toilette sèche, frigo préhistorique à base de pierre ect...

      Mais avant d'arriver là, j'ai encore beaucoup de chemin: Supprimer une grande partie de mes livres, DVD, CD... l'électroménager? Je n'utilise plus mon aspi (j'attends que monsieur soit prêt pour qu'on le donne), je le conforte dans l'idée qu'on a pas besoin d'un micro onde, et 80% de l'électroménager dans un sens on peut le basarder aussi.. bref il y a encore énormément à faire pour atteindre le minimalisme tel qu'il est et tel qu'il est possible.

      Car oui, c'est le chemin que JE choisi, ce pourquoi je parle de minimalisme.

      Mais je n'en suis qu'au début et c'est beaucoup plus long que ce que je m'imaginais il y a deux ans de cela.

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  2. Coucou, bon moi clairement je suis très mauvaise élève mais tu sais ce qu'on dit : "quand je me regarde, je m'inquiète. Quand je me compare, je me rassure" ben des fois quand je vois certaines je me dis "ça va, t'as de la marge" ce qui est très nulle parce que quand je te vois je me dis que j'irai en enfer hahahaha! Bref, toujours est-il que j'essaie néanmoins de limiter mon impact écologique dans le sens où je ne prends que mon vélo et les transports en commun et notre voiture est réservée à l'usage qu'en faisaient tes parents, à savoir les courses et les vacances. Je ne prends pas de bain et je coupe l'eau systématiquement quand je me savonne. Je cuis tout à couvert et à la vapeur histoire que la cuisson continue même quand le feu est éteint. On fait hyper gaffe au chauffage, bref des petites choses qui je l'espère compensent ma consommation de cosmétiques, j'avoue que les fringues c'est pas trop mon truc en revanche les chaussures.... Voila pour mon expérience :-) Gros bisous

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  3. Bah tu sais, il n'y a pas de bons ou mauvais élèves! Disons qu'il faut être bon élève dans le chemin de vie qu'on a soit même choisi! Il y a autant de version de bonheur que de personne!
    Et tu n'iras en enfer que si tu vas à l'encontre de toi même!! Ha!
    Ah les chaussures... putain mais là dessus je vais avoir grave du mal....!!!!!!

    Des bisous ma belle! :)

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  4. C'est drôle de lire ton témoignage tant il pourrait être le mien! et oui se laver au lavabo dans les années 90 c'était pas un signe de modernité, tout comme manger sans regarder la télé, mais moi je trouve que ça m'a forgé certaines valeurs que j'aurais eu du mal à intégrer sans ça.
    Puisqu'il faut faut rentrer dan une case, j'aime beaucoup la notion de simplicité volontaire. Parce que dans notre entourage, on passe pour des beatniks perchés à tendance intégriste, c'est parfois difficile d'expliquer que si on vit avec peu ça n'est pas par manque de moyen mais par choix, et que ce choix nous rend heureux. Expliquer que non, on n'a pas envie de partir en vacances, parce qu'on habite dans une jolie maison à la campagne et que nous avons construit nous même notre coin de paradis. Non, on ne va pas acheter des nouvelles chaussures sous prétexte qu'elles sont en solde. Non, ça ne me choque pas de faire fabriquer un meuble sur mesure au menuisier de mon village, et de le payer au juste prix de son labeur, plutôt que devoir renouveler le mobilier suédois tous les 5 ans pour rester "tendance"...
    Mon nouveau combat est de trouver des marques de vêtements fonctionnels fabriqués en France, ou mieux un(e) couturier(e) qui pourrait me faire un chouette manteau en drap de laine... :)

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    1. Oui, c'est tout à fait ça! ET c'est effectivement toujours difficile à faire comprendre... du coup, j'abandonne vite car le combat de la compréhension demande bien trop d’énergie sans que ça n'apporte vraiment quelque chose! :D

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