vendredi 17 juin 2016

LE MANIFESTE Ni dieu ni maître #saez

Simplement heureuse. Heureuse de son retour. Heureuse de CE retour qui m'a fait appuyer sur la touche F5 un nombre incalculable de fois hier soir. Des messages. Furtifs. Jusqu'au final. 22h tapantes. Un bonheur qui m'arrache des larmes...de joie, de passion, de force, de mélancolie. Merci Damien pour ce retour. Pour CE retour.
Mon cœur est plein, plein d'émotions. Ses émotions qui étaient en train de s'endormir et que toi seul à chaque fois arrive à réveiller. Ses émotions. Si chères à mon âme.









LE MANIFESTE Ni dieu ni maître #saez


LE MANIFESTE Ni dieu ni maître #saez


à l’heure des guerres des champs
d’horreur
faire de la terre des champs de
fleurs

c’est la lutte
le 21ème Art :
Art
révolutionnaire
où l’Art musique
et l’Art poésie
marient l’Art
cinématographique,
de satellite
en satellite,
de concert
en concert,
instruments de
l’opéra populaire.
de jour en jour,
de culture en
poésie,
de papier en
lumière,
de tableaux en
tableaux,
de mots en mots,
le Nouvel Art
n’est pas un Art
il est l’Art des Arts,
Artisanat de tous les
Arts
il est l’Art Réalité
Poésie résistante
Le Nouvel Art
est mouvement,
grammaire
et conjugaison
de toutes
les Créations.
Il commence
en juillet
pour se finir
l’autre juillet.
De l’été à l’été
se dévoilera
le Manifeste,
comme une
dentelle dénude
la vérité humaine.
De jour en
jour il s’écrira,
et le roman
se postera
de page en page

Quoi de plus beau que découvrir de lettre en lettre
le corps de la littérature ?
un billet pour un grand voyage
sans connaître la destination…
L’Art du poète
commencera
la lutte populaire.
Puis la musique
et la photographie
épouseront
les danses
cinématographiques,
que renaissent
enfants des lumières,
tableaux des morts
et des vivants, pour faire
coeur d’hiver
les printemps.
de chants
révolutionnaires
en tendresses
magnifiques,
de monologues
en danses des
cygnes,
de sonates en
requiems,
de scènes de films
en scènes de
concerts,
chaque concert
un nouvel acte du
Manifeste
de mots en mots,
de frère en frère
peuple résistant
part en guerre,
comme un pinceau
peindrait la terre,
comme un mime
vous fait d’un
cimetière,
un jardin,
un puits de lumière.
de ville en ville
s’écrira
l’oeuvre
de la lutte.
je m’appelle mélancolie
la poésie m’a dit
c’est la guerre Mélancolie
et toi, tu t’appelleras Mélancolie,
et tu mèneras la résistance !
la résistance ?
oui, la résistance Mélancolie,
c’est la lutte et tu dois partir au combat
le combat ?
c’est quoi le combat ?
le combat Mélancolie, c’est mettre des fleurs sur la terre,
c’est ta guerre à toi
toi qu’importe le chant des guerres
tu mettras des fleurs sur la terre
et tu mèneras la lutte
et si c’est l’univers qui pleure,
fais des déserts des champs de fleurs
coeur infini face au néant,
la poésie face aux tyrans
en poing levé pour nos pays
la poésie du résistant
je sais c’est triste Mélancolie,
mais tu dois partir à la guerre,
et si toi tu vas sans fusil
toi t’auras tes fleurs pour la terre
je veux pas partir à la guerre
la guerre sait faire que des cimetières
et moi j’ai perdu mon amour
alors moi jusqu’à son retour
je peuplerai la terre d’amour
quelles que soient les guerres en chemin
de tout cimetière naît un jardin
alors moi qu’importe leurs guerres
qu’importe le sang sur la terre,
oui moi je ferai des jardins
qu’importe marées en chemin
des jardins pour te dire je t’aime
pour faire la rose du chrysanthème
pour arroser la terre d’amour
lui offrir des fleurs tous les jours,
à la terre.
Moi sur le ciel de nos blessures je te peindrai un idéal,
et si nous sommes cernés de murs, moi j’en ferai des cathédrales !
Contre les champs d’horreur des guerres
je peuplerai de fleurs la terre
pour mon amour un horizon
une grive, un poisson,
un ciel pour ma Mimi Pinson !
Mais c’est toi l’horizon
Mélancolie !
c’est toi,
toi l’espoir du peuple charbon !
toi quand la terre est aux pleurantes
toi la poésie résistante
moi je cherche juste un ruisseau
pour mes fleurs en sanglots
et ma résistance,
c’est ma liberté
Mais c’est toi le ruisseau Mélancolie
le ruisseau de la lutte…
ici peuple qui lutte
ici résistant de l’Art brut
ici pas les fautes
d’orthographes
ici c’est nos coeurs qui
s’agraffent
ici loin des aberrations
ici comme une bonne
ponctuation
ici le peuple qui sait lire
ici les peuples de sourires
ici la trace pour les enfants
ici qu’on laisse en
testament
ici comme une modernité
ici pas les lois des marchés
ici on y vend ce qu’on fait,
ici on vend pas ce qu’on est
ici les sourires des enfants
ici les peuples de printemps
ici le peuple indépendant
ici le coeur du résistant
ici culture contre culture
ici tendresse contre torture
ici c’est pas l’Art aux ordures
ici les mots contre des murs
ici la lutte et le combat
ici chez moi
ici chez toi
à labourer à la vodka
ici c’est le keupon en moi
ici pas les publicitaires
ici c’est pas pour l’actionnaire
ici on y vend pas sa mère
ici le coeur est ouvrière
ici c’est pas célébrité
c’est pas la popularité
ici c’est chez moi chez mes
frères
ici les mots sont le sacré
et si je crois seize ans après
hé bien si je suis le dernier
des résistants sur le bûcher
crois-moi mon frère je
combattrai
contre les vents et les marées

Damien Saez

1 commentaire:

  1. sans autre commentaire que vous faire-part du plaisir que je prends en mes yeux qui se mouillent.

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