mardi 23 février 2016

Brève capillaire

Oui comme ça. J'ai envie de parler de cheveux. Et plus particulièrement des miens. Je me souviens très bien le moment où je me suis dis qu'il fallait que je vous en parle. C'était un matin, dans le couloir du métro, m'approchant, comme à mon habitude, de la dernière rame. Parce que je crois toujours que c'est la moins pleine. Alors que non. Par contre cette théorie fonctionne très bien avec le tramway! J'ai bien mon idée sur le pourquoi du comment mais si je commence à étayer mes théories qui n'ont rien à voir avec mon aventure capillaire, vous et moi, on ne va pas s'en sortir.

J'étais donc là en train de réfléchir à mes cheveux et je me suis dis qu'il fallait que je le pose quelque part. C'est tellement sans intérêt et con que je me voyais mal en parler à mes collègues ou à mes amies au risque de passer pour plus folle que je ne le suis.


C'est l'avantage de tenir un blog beauté. Parler de tout, de tout mais de rien surtout. (Que celui qui a reconnu la référence musicale -qui est d'ailleurs l'hymne du blog- se signale en commentaire!) (Oui, mon blog a un hymne, et alors?)

Bref, les cheveux. Mes cheveux. J'aime les cheveux de manière générale. Existe-t-il d'ailleurs une phobie du cheveu? Je n'en serais pas étonnée. Mais les miens... c'est une histoire de désamour.


A l'adolescence je les avais longs.
Mais très vite j'en avais marre de ce blond doré qui ne donnait pas le pep's nécessaire à ma personnalité. J'ai toujours rêvé d'être rousse. Alors vers 17 ans, j'ai commencé les teintures. Vers 20 ans je me suis lancée avec grand amour et satisfaction vers le henné. Dans les même temps j'ai coupé mes cheveux courts. Très courts. J'ai toujours voulu les porter ainsi depuis gamine. J'avais juste un père qui refusait que je les coupe puisque pour lui le symbole ultime de la féminité, c'était la longue chevelure. Petites poitrines, vêtues d'un jeans et basket lui importait peu. Tant que la femme portait les cheveux longs, ça lui suffisait pour la trouver féminine.



Fais pas la gueule...



Sauf que ça ne me va pas. Papa je t'aime oui, mais le court me rend bien plus belle.

Mais les porter courts n'a pas été de tout repos pour moi. Je suis "maniaque". Il faut que mes cheveux se place comme MOI je l'entends et pas comme EUX veulent vivre leur vie. Sauf qu'ils sont... rebelles. Les salauds. A l'image de leur propriétaire. Pas de bol. Bataille chaque matin à grand coup de cire. Jamais de gel. Quelle horreur!

Donc pour le peu qu'ils repoussent.... arrive un matin où c'est juste pas possible et je cours à l'urgence capillaire chez le premier coiffeur qui croise ma route.

Je ne suis pas folle vous savez



Et puis je suis tombée enceinte et là j'ai vu mon futur quotidien différemment. Je me suis dis qu'il serait judicieux de les laisser pousser: Plus de travail de texture, de cire et de mise en place quotidienne. (Oui je me lave les cheveux tous les jours, je ne peux pas faire autrement.)

Quoi? Je me lave les cheveux tous les jours?! Sous prétexte que sois disant je ne peux pas faire autrement?! Véridique. Et c'est pas drôle... Mes cheveux sont fins et... très facilement malléables. La nuit je sue. Beaucoup. Mais surtout de la tête. Bref, je ne pense pas avoir besoin de vous poster une photo (Ariel si tu passes par là, t'en a peut être encore dans ton portable?!) mais c'est juste pas possible. Je pourrais juste les passer à l'eau pour les replacer correctement mais là c'est pareil: Juste No Way. Sortir les cheveux poisseux, avec un mélange de sueur, de sébum et d'eau calcaire, c'est bien trop pour moi.
Alors en laissant pousser mes cheveux, j'allais les laisser vivre...


Ok cette coupe et cette couleur... ça claque :)


Oui, mes cheveux bouclent. De belles boucles anglaises en les laissant sécher à l'air libre. J'avais donc pris ce plis pour passer moins de temps dans la salle de bains le matin. Sauf que l'excuse de l'enfant s'est avéré inutile puisque je n'ai encore jamais eu l'occasion de m'en occuper. Monsieur commençant à 12h00 au minimum, c'est toujours lui qui se charge de Louis le matin.



Cette coloration n'a pas été des plus judicieuses



Du coup au bout de quelques années, l'envie du court est revenu. Elle est d'ailleurs toujours en cours (Sic!). Sauf que j'ai perdu le pli de mettre de la cire. Rien dessus. Je les laisse vivre après un brushing quotidien bien calculé néanmoins.

Mais j'ai continué à faire des colorations. Toujours au henné. Et à courir chez mon coiffeur dès que je sentais trop de mèche dans ma nuque.

Et c'est d'aujourd'hui que je voudrais causer là.

Car je me suis rendu compte que ça doit faire bien plus d'un an que je n'ai pas fais de coloration. Je re découvre mon blond doré naturel et dans les même temps je commence à bloquer sur les cheveux de toute les filles que je croise dans les transports en commun: Il n'y a vraiment qu'un faible pourcentage qui les laisse au naturel. Et encore... certaines colorations font tellement naturelles que je ne peux pas me fier à mon seul jugement.

Je m'en suis rendu compte sans comprendre que je le remarquais parce que je n'en faisais plus. Ce point je l'avais zappé. Comme j'avais zappé que je ne mettais plus de cire.

Et puis là, mes cheveux commencent à repousser dangereusement. Vraiment. Certains matins ça me gave. Mais je n'ai pas encore eu ce besoin d'urgence capillaire. Celui qui me crie de courir chez le coiffeur là maintenant tout de suite.

J'irais chez le coiffeur avant cette longueur, bien sur!



Alors dans ce couloir du métro je me suis rendu compte qu'il a fallu que j'attende 35 ans pour laisser mes cheveux vivre leur vie. Et qu'en leur laissant vivre leur vie, ils étaient bien. Et ma tête aussi. Non je n'ai pas l'impression de ne ressembler à rien. Non je n'ai pas l'impression d'avoir des cheveux rebelles, non je n'ai pas l'impression que mon visage est plus fade car j'arbore ma couleur naturelle.

Bien dans mes cheveux




Cette vérité m'est venue en pleine face comme ça, et je l'aime assez cette vérité. Je suis ENFIN en accord parfait avec mes cheveux. Je me suis d'ailleurs même dit qu'à être en accord comme ça à cet âge... enfin, je veux dire que je ne suis pas loin de commencer à avoir des cheveux blancs! Et bien cette idée ne me fait pas peur. J'aurais des cheveux blancs si j'en ai et ce sera ainsi.

En y réfléchissant un peu plus là en vous écrivant, j'ai la nette sensation que ce sentiment est arrivé doucement à la suite de l'arrêt des silicones dans mes cheveux. Comme si l'arrêt des silicones avait signé chez moi l'arrêt de prise de tête sur mes cheveux. (Hum...) C'est assez étrange de vivre comme ça en harmonie avec sa chevelure... notamment en ce qui concerne la couleur. J'entends parfois des gens me dire "Tu as changé" et je dois dire qu'en terme capillaire oui j'ai changé du tout au tout, sans le vouloir, doucement, et sans m'en rendre compte.


Bref, je me sens bien dans mes cheveux.








6 commentaires:

  1. J'aimais bien tes cheveux sur la photo avec le serre-tête !
    Mais ta couleur naturelle est belle aussi ! Ils sont beau quand ils sont longs car malgré leur finesse, ils font de belles boucles

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  2. Cette couleur là, avec le serre tête, j'avais été dégoûtée car elle avait vite dégorgée!!
    Oui, c'est vrai que malgré leur finesse, ils ont une vie plutôt belles, j'ai pas à me plaindre là dessus! ^^

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  3. Je trouve que le roux est une couleur qui te va vraiment très bien.

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  4. ben je t'aime à toutes les phases de ton changement capillaire, j'adore quand tu as les cheveux courts en fait mais tu as de très beaux cheveux donc même longs c'est joli =)
    Perso je passe par la case henné parce que les cheveux blancs sur le chatain c'est moyen et j'aime pas trop ça =)

    bisouuus (j'ai pas trouvé la référence zic)

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  5. Merciii :D
    Merde, avec les cheveux blancs dis moi, le henné ne le fait pas partir vers l'orangé???
    Pour la référence c'est Indochine: Le Grand Carnaval! La première fois où j'ai pensé à ouvrir mon blog, j'ai eu cette chanson dans la tête !! :D
    Bisous!

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