dimanche 24 août 2014

Mon fils a fait une fugue

Huhu. Non, non, je ne me moque pas de vous. Louis à même pas 3 ans nous a fait sa première fugue. Et je suis bien contente de ne pas l'avoir vécue car j'aurais fait dans ma culotte tous ce qui était possible de faire et j'aurais vomi mes trois dernières semaines de repas. Vraiment. Alors je voulais commencer ce billet en remerciant mon fils. Merci. Merci Louis de ne pas nous avoir fait vivre ça et d'avoir profiter de ta semaine de vacances chez Papy Mamy. Merci. Pour tout.
Mais pas pour eux. Parce qu'eux, t'as vraiment dû leur faire peur, et ça c'est pas très très gentil. Même si effectivement je peux comprendre que la sensation de liberté va au delà que la sensation de faire peur à des gens qu'on aime. Ouaih, je comprends.





Chaque été donc il va passer une semaine chez Papy Mamy, dans leur mobil'home à côté de Bray Dunes (Nord). L'occasion de se faire chouchouter à mort et de passer du temps avec Léo le chien et des gens qu'il aime. Tout bénef' pour les deux parties d'ailleurs. Et pour nous qui savourons l'ennui, le silence et un appartement rangé durant tout ce temps.

Dans ce mobil'home il y a un jardin et bien sur des barrières tout autour. Fermées. Bien sur. Papy Mamy le laisse se balader chez eux et..."Oh bah il est où?"

Et voilà la recherche de l'enfant prodige pendant un certain temps et voilà le temps de se dire qu'effectivement, on ne comprend pas comment il a fait, mais il a réussi a escalader la barrière.

Ok les recherches commencent mais très vite ils le retrouvent avec une enfant de dix ans habitant le camp qui était en train de le ramener.

Il était parti au parc de jeux.

Il en avait envie.

Mais il a été puni.

Normal.

Je crois que personnellement je lui aurais mis la fessée de sa vie.

Sauf que je ne pense qu'à une chose: Ce sentiment de liberté et d'indépendance.

Louis n'a pas peur. Il n'a peur de rien, sauf du loup la nuit.

Il n'a peur de personne, sauf quand il est timide.

Il aime entrer en interaction avec les gens et son environnement, mais toujours finement choisi.

Bref quand je le vois, je me vois moi jeune.

Sauf que je n'ai plus de parents pour me raconter si avant mes trois ans j'ai fait ce type de fuite.

Mais peu importe quelque part car quand je pense à cet évènement, je ne pense qu'à une chose: ce sentiment de liberté.

J'aimerais connaître et ressentir ce qu'il a éprouvé à s'enfuir pour aller là où il voulait aller. Ce sentiment d'interdit, de désir et de liberté. Ce que ça a engendré en lui, les palpitations au ventre qu'il a du avoir, cette excitation qui montait au fur et à mesure qu'il arrivait au parc pour enfant, puis la satisfaction et la fierté d'y arrivé. Il n'a peut être que 3 ans mais ses sentiments, il a dû les ressentir.

Et vu que c'est mon enfant, je sais qu'il les a ressenti.

Mais j'aimerais tellement apprécier l'intensité de ses sentiments. Ses premiers sentiments de liberté. Vas y Louis, déconne pas, raconte moi comment c'était? Ce goût de première fois qui te donne de l'élan pour évoluer et devenir plus grand encore. Cette impulsion qui va engendrer toute les autres impulsions dans ta vie. Ce sentiment du "tout possible" qui t'aidera si le souvenir t'y aide, à déplacer tes propres montagnes.

Ha Louis, j'aurais aimé être dans ta tête, ton âme et ton cœur pour ressentir en même temps que toi tout ce que tu as vécu à cet instant là. Tout ceci (Sentiment d'interdit, liberté, désir, fierté et satisfaction) bien sur je le connais moi même mais j'aimerais savoir comment toi tu as vécu cela.

Mais à l'avenir, évite de nous faire peur comme ça. Même si je sais que ma demande est peine perdue.
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4 commentaires:

  1. Mon dieu, quelle frayeur cela a dû être !!

    Je me souviens d'une fois où, j'avais quatre ans, j'étais en vacances dans le sud de la France avec mes parents. On se baladait au marché et je leur tenais la main à tous les deux. Puis, je les ai lâchés. Chacun pensant que l'autre tenait encore ma main, ils ne se sont rendus compte que quelques minutes plus tard que je n'étais plus entre eux. Panique totale !

    De mon côté, je regardais à mon aise les stands du marchés, je me baladais... Et puis, j'ai eu vraiment très peur. Où étaient mes parents ? La liberté n'a duré que quelques minutes, puis j'ai vraiment eu peur. Du haut de mes trois pommes, j'ai été à la "caravane de la croix rouge" qui était tout près d'un stand (quelle idée !!) et ils ont pu faire une annonce comme quoi "la petite Ssarlotte Beaussot attend ses parents à la caravane". J'ai eu la fessée de ma vie ça c'est sûr (de ma maman), mais mon papa était teeeellement soulagé que lui n'a rien dit, il m'a prise dans ses bras et ne m'a plus lâchée.

    Les enfants... :-D

    Gros bisous ma jolie ♥

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    1. Ha le coup de : on le tient tout les deux et il lâche la main tout en pensant que l'autre le tiens toujours.... je viens de le raconter à chéri qui est devenu tout pâle! Merci pour l'astuce car on y avait pas pensé!!

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    2. Haha je t'en prie :-D Les p'tits bouts hein ! ;-)

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  2. Je n'ose imaginer l'angoisse pour tes grands parents sur le coup et la tienne quand ils te l'ont raconté !!
    C'est néanmoins une aventure qui se termine bien ouf, mais j'espère que le ptit bout d'chou à compris son erreur (les barrières ne sont pas faites pour être escaladées blondinet <3)
    En tout cas c'est beau comment tu revis cela à travers tes souvenirs, on est toujours incroyablement surpris par la façon dont les enfants ressemblent aux parents, et inversement !

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